Torchis, peinture à l’argile, toilettes sèches, escalier, balustrade, buttes, …

L’été (janvier-février-mars) est derrière nous, l’occasion pour moi de vous faire part des derniers avancements.

Ciboulette et tomates sur la terrasse

Au quotidien j’ai l’impression que nous avançons au rythme des escargots namurois, cependant lorsque je vois des photos d’il y a 1 ou 2 ans, je me dis que malgré tout, nous avons fait du chemin- tant mieux!
Plusieurs améliorations depuis l’an passé donc:
– l’escalier à pas japonais (ou de meunier, ou à pas alternés): 
tous ces noms désignent en fait un mode de construction où la marche n’est pas rectangulaire mais en forme de P, afin de gagner en profondeur, et donc en espace final (nous avons ainsi pu économiser environ un mètre au sol).
L’espace vide sur lequel on ne marche pas peut de plus être utilisé comme espace de stockage.

Escalier à pas japonais

Le tout est d’être concentré au moment où l’on emprunte l’escalier pour partir du bon pied, mais une fois que l’habitude est prise, cela ne pose plus de problème. L’escalier a été fait par Ferdinando, dans du bois local.
– habemus mezzanina:
nous avons une balustrade pour la mezzanine, faite dans du bois d’arrayan récolté par nos soins.

Mezzanine en bois d’Arrayan

Grâce à ces deux réalisations, nous avons pu monter notre lit à l’étage, et gagner par conséquent une place folle au rez-de-chaussée qui nous a semblé grand tout à coup.
– la balustrade de la terrasse:
Faite en démontant des palettes récupérées, poncées et peintes.
– la finition des murs à l’intérieur:
ce mois de mars 2017 a été l’occasion de finir les murs. Pour ce faire, nous avons décidé d’engager un couple pour nous aider parce que, autant être honnête, le torchis je trouve que c’est une technique géniale, mais cela prend vraiment beaucoup de temps. Donc tous seuls, nous aurions mis un temps fou à le réaliser alors qu’avec deux personnes qui ne faisaient que ça toute la journée, en 3 semaines nous avons pu finir l’intérieur (il reste encore des détails mais le gros est fait).
Au rez-de-chaussée il a fallu poser une 2ème couche de torchis puis une couche de peinture à base d’argile.
L’étage avait déjà 2 couches de torchis donc seule une couche de peinture a été nécessaire.
En théorie il en faudrait plus mais nous avons décidé de nous contenter de cela, étant donné la quantité de travail que cela implique.
Le torchis était composé d’un mélange de sable, d’eau et d’argile (dosage défini en fonction des tests réalisés avant de débuter les travaux en variant les quantités de chacun des éléments).
La peinture était composée d’argile, d’eau, de farine et d’une très faible proportion d’huile de lin.
Les matériaux venaient de la région: le sable volcanique a été ramassé près de la coulée de lave et nous sommes allés chercher l’argile à flanc de colline chez des amis. Seule l’huile de lin a été achetée en vrac, tout comme la farine.

Mur d’argile bien lisse

Nous avons utilisé une argile couleur crème qui vient de Loncoche, et une couleur rouille qui vient de Valdivia. Cela donne une ambiance nettement plus chaleureuse à la maison je trouve.
Le fait d’avoir fini de peindre les murs nous permet de commencer à poser des étagères entres les poutres, et d’améliorer par exemple notre espace cuisine.

Depuis lors, nous avons ajouté une cordelette comme sécurité en cas de tremblement de terre

– les toilettes sèches: 
Personnellement, avant de commencer notre projet, je n’avais absolument pas pris conscience (ô comble) que selles et urines se décomposaient naturellement et pouvaient se transformer en compost. Je pensais que c’était quelque chose qui restait ad vitam eternam dans la nature  -bref, je n’avais jamais vraiment réfléchi au sujet.
Pourtant, une fois que nous nous sommes un peu renseignés sur les toilettes sèches, c’est quelque chose qui est vite devenu une évidence: économie d’eau, récupération des « déchets » pour les arbres fruitiers, pas de pollution des eaux, un système d’évacuation simplissime (donc pas de fosse septique ni égouts).
Pour nous, cela entre dans notre démarche de nous rendre responsables des déchets que nous produisons en créant un système circulaire.
Les toilettes que nous utilisons sont à séparation (un orifice pour l’urine et un orifice pour les selles). On voit souvent des toilettes sèches installées à l’extérieur du domicile afin d’éviter les odeurs. Nous avons pris le risque de les laisser à l’intérieur, et après quelques rectifications, on ne sent plus rien du tout:
pour l’urine, nous avons insallé un syphon -les problèmes d’odeur s’étaient présentés lorsque nous avions reçu la visite de plusieurs personnes d’un seul coup, avant ça n’était pas un souci.
pour les selles, nous avons installé un petit ventilateur à la fenêtre qu’il suffit de mettre en marche au moment nécessaire.
Et c’est tout!
Ces deux petits trucs nous permettent d’avoir des toilettes avec zéro odeur, et surtout d’économiser des litres en chasse d’eau!
Vraiment, pour qui en a l’occasion, je trouve que les toilettes sèches sont quelque chose de très facile à installer (un simple seau peut faire l’affaire dans un premier temps), et quel gain pour l’environnement!
Un point aussi auquel j’ai dédié du temps, c’est la cuisine. Ça n’est pas directement en lien avec le projet a priori, mais pourtant je suis vraiment en train d’apprendre à cuisiner de manière plus variée et plus saine, avec ce que nous avons sous la main. Cela prend du temps, mais c’est très stimulant.
Au programme de cet automne: le potager. 
Nous avons opté pour la culture sur buttes et testerons différentes techniques piochées par-ci par-là (Emilia Hazelip notamment, John Seymour, permaculture, Fukuoka, etc). Ce que j’ai planté cet été a donné donc je suis contente et ai très envie de continuer sur ma lancée.

Les buttes prêtes pour l’hiver

Nous comptons aussi planter des arbres étant donné que le bois de pins en bas de chez nous a été coupé: nous avons depuis lors une vue formidable sur le lac, mais cela laisse la voie libre au vent.

 

Comme toujours, il nous reste beaucoup de projets en cours:

– un poulailler
– améliorer la récupération deau de pluie
– installer une phytodépuration
– terminer le torchis à l’extérieur
– installer une serre (ou transformer une partie de la terrasse en serre?)
Et pourquoi pas, faire les toitures vivantes, avoir des abeilles, une vache, etc etc

Pas de doute, l’automne est bien là

Publicités

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s